• Léa Villalba

Le Soudan criminalise l’excision

Mis à jour : mai 20

Depuis le 7 mai dernier, l’excision est désormais illégale au Soudan. Dorénavant, une loi interdit cette pratique ancestrale, très répandue au pays.


Selon les Nations Unies, près de neuf Soudanaises sur dix ont subi l’excision. Cette mutilation génitale féminine est encore considérée comme un « rite de passage ». Pour les plus conservateurs, c’est un acte qui préserve la chasteté.


Le gouvernement du Soudan a approuvé un amendement au Code pénal qui rend désormais la pratique de l’excision illégale. Une promulgation doit être faite pour assurer l’application de cette nouvelle loi. Désormais, au Soudan, les auteurs seront passibles de trois ans d’emprisonnement et d’amendes.


L’excision consiste à retirer, totalement ou non, le clitoris et les petites lèvres. Les grandes lèvres sont elles aussi parfois amputées. Elle est souvent faite avant que la jeune femme n’ait 15 ans. Une quinzaine de pays la pratique majoritairement sur des enfants de moins de 5 ans. Dans certains cas, cette opération peut entrainer la mort.


Les organisations de défense des droits de la personne sont ravies de la bonne nouvelle. Ils plaident depuis des années pour l’interdiction de cette pratique. Cependant, la loi ne fait pas tout. Il faut aussi se focaliser sur une grande sensibilisation de la population pour changer les pratiques durablement.


On peut le voir en Égypte par exemple. L’excision est interdite par la loi depuis 2008 et punie de peines pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement. Même si la pratique recule, la majorité des Égyptiens la soutiennent. En 2015, 70% des 15-19 ans ont été mutilées selon l’Unicef-UNFPA.


©Lisa Milhavet



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