• Loïc Piaux

Une enzyme mutante dévoreuse de plastique révolutionne le recyclage

Mis à jour : avr. 15

La start-up française Carbios, en collaboration avec l’Université de Toulouse a modifié une enzyme qui permet à la bactérie Ideonella sakaiensis de dégrader le PET en un temps record.


Le PET (polyéthylène téréphtalate) est une matière plastique, issue de la pétrochimie, utilisée principalement dans les emballages (500 milliards de bouteilles produites chaque année dans le monde) et le textile. À lui seul, il constitue 20% de la production de plastique mondiale annuelle, soit environ 70 millions de tonnes.

Depuis près d’une décennie, les scientifiques du monde entier ont fait des recherches sur la modification d’enzymes. Leur but : créer une enzyme mutante, appelée aussi « enzyme gloutonne », qui serait capable de dégrader le PET pour en faire de la matière première. Des résultats avaient déjà été observés, mais ont été considérés trop faibles et non viables.


Aujourd’hui, les chercheurs français ont créé une enzyme mutante 100 fois plus efficace que celles testées auparavant. Elle est capable de dégrader 90% du PET en l’espace de 10 heures. Le test s’est avéré concluant sur tous les types de PET : transparents, opaques, colorés...


Une fois le PET dégradé, il se retrouve sous forme de matière première, prêt à être retransformé en PET neuf. Cette méthode de recyclage biologique s’inscrit dans une économie circulaire qui pourrait permettre de diminuer fortement la production de PET pétrochimique dans les années à venir.


Carbios travaille à présent sur une manière de mettre en œuvre ce processus à une échelle industrielle. Dés l’année prochaine, ils espèrent être capables de recycler des milliers de tonnes de PET par an.


Plusieurs artistes ont illustré cet article: voici leurs oeuvres.








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